
Traduction : RENDS L’ARGENT DE RAISSA, GASCAR.
ET DÉGAGE AVANT QUE LE PEUPLE NE BRÛLE TA MAISON A MANDROSEZA ET LA GRANDE VILLA QUE TU ES EN TRAIN DE CONSTRUIRE À AMPANDRANA
🔴Raissa Razaivola réclame la restitution de 500 millions d’Ariary (2 milliards 500 millions Fmg) qu’elle aurait versé à Gascar Fenosoa, Ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement. Alors qu’elle n’était pas encore Ministre, Fanirisoa Ernaivo avait déjà déclaré qu’il faut forcément avoir reçu des milliards pour faire sortir RAISSA de prison
#Gascar_Fenosoa
#corruption
#refondation
Le texte est accompagné d’une compilation de plusieurs vidéos :
– Celle de Fanirisoa Ernaivo, affirmant que si Raissa RAZAIVOLA venait à sortir de prison, la personne responsable de cette libération aurait nécessairement perçu des milliards ;
– Celle de Fleury Rakotomalala, proférant des insultes ;
– L’extrait de l’interview de Gascar Fenosoa, appelant à la cessation du dénigrement et du harcèlement à l’encontre de Raissa RAZAIVOLA, et soutenant que cette dernière aurait été emprisonnée injustement ;
– Une autre intervention de Fanirisoa Ernaivo, accusant Raissa RAZAIVOLA d’être une rabatteuse qui négocierait des interventions auprès de la Justice afin de faire emprisonner ou acquitter des personnes ;
– Enfin, une déclaration de Raissa RAZAIVOLA à la sortie de son procès à Anosy, au cours de laquelle elle affirme qu’on lui aurait demandé la somme de 2 milliards 500 millions d’Ariary.
Type de discours : Le discours analysé relève d’une menace de violence visant les biens d’une personnalité politique. Il prend la forme d’un appel implicite à la destruction par le feu de propriétés immobilières appartenant à un ministre, présentée comme une réaction possible de la population en cas de non-remboursement d’une somme d’argent supposément due à une tierce personne.
La violence évoquée repose sur une logique de pression et d’intimidation collective, mobilisant l’idée d’une action populaire pour légitimer une atteinte aux biens de la personne visée.
Contexte : Publications recensées dans deux groupes de discussion à forte audience sur Facebook partageant principalement des contenus politiques, à savoir POLITIKA ETO MADAGASIKARA (161 300 membres) et Groupe de Andry Rajoelina (226 600 membres).
Ces propos interviennent dans un contexte de rumeurs circulant en ligne selon lesquelles Raissa Razaivola, présidente de l’association FOFM (Fikambanan’ny olom-pirenena mijoro amin’ny fahamarinana), aurait versé des pots-de-vin au ministre de la Communication et de la Culture, Gascar Fenosoa, en échange de sa libération de prison. L’auteur de la publication appuie ses déclarations agressives sur une vidéo dans laquelle Raissa Razaivola réclame la restitution d’une somme de 2 milliards 500 millions d’ariary, ainsi que sur deux extraits de vidéos de Fanirisoa Ernaivo avant sa nomination au poste de ministre.
Dans la première séquence, celle-ci affirme que la libération de Raissa Razaivola de prison signifierait que cette dernière aurait versé des commissions illégales atteignant plusieurs milliards. Dans la seconde, l’actuelle ministre de la Justice accuse Raissa Razaivola d’intervenir dans les verdicts judiciaires en agissant comme rabatteuse au tribunal.
Impacts et dangers potentiels :
- Risque de légitimation des attaques contre des biens privés : La diffusion de propos menaçant explicitement la destruction par le feu de propriétés appartenant à un responsable politique peut contribuer à normaliser l’idée de représailles contre des biens privés sur la base d’accusations non vérifiées. Cette dynamique est susceptible d’encourager des comportements d’intimidation ou de vandalisme visant des personnalités publiques.
- Risque d’escalade de la violence collective : L’évocation d’une action menée par « la population » peut être interprétée comme une justification d’actes de violence collective. Ce type de rhétorique favorise une logique de pression populaire susceptible d’alimenter des comportements violents dans l’espace public ou numérique.
- Risque d’amplification des discours hostiles à l’égard de responsables politiques : La diffusion de ces propos dans des groupes de discussion à forte audience contribue à élargir la portée des accusations et des menaces, renforçant ainsi la visibilité et la circulation de discours agressifs visant des personnalités politiques.
- Risque d’aggravation de la défiance envers les institutions : En s’appuyant sur des allégations non établies de corruption ou d’ingérence judiciaire, ces discours peuvent renforcer la perception d’un dysfonctionnement des institutions publiques et accentuer les tensions entre citoyens et responsables gouvernementaux.
Recommandations :
- Les contenus diffusés sur les réseaux sociaux comportant des menaces explicites ou implicites de violence, y compris à l’encontre des biens d’une personne identifiée, peuvent engager la responsabilité de leurs auteurs au regard de la législation en vigueur. L’article 26 du Code de la Communication médiatisée prévoit des sanctions pour les publications incitant à la violence. Dans ce contexte, les utilisateurs sont invités à ne pas relayer ces contenus et à les signaler aux plateformes afin d’en limiter la portée.
- La diffusion d’allégations non vérifiées concernant des faits de corruption ou d’ingérence judiciaire peut contribuer à alimenter des réactions hostiles et à légitimer des attaques personnelles. Les utilisateurs des réseaux sociaux sont encouragés à adopter une posture critique face aux contenus circulant en ligne, à éviter de relayer des accusations non étayées et à privilégier le partage d’informations provenant de sources fiables.
- Les administrateurs et modérateurs de groupes de discussion jouent un rôle central dans la prévention de la propagation de contenus violents ou menaçants dans des espaces à forte audience. Une vigilance accrue, ainsi que la modération ou le retrait rapide des publications problématiques, peuvent contribuer à limiter les effets d’entraînement et la normalisation de ces discours.
- Les autorités publiques, les leaders d’opinion et les acteurs médiatiques peuvent également contribuer à rappeler l’importance du respect de l’intégrité des personnes et de leurs biens, ainsi que du recours aux voies légales pour le règlement des différends. La promotion d’échanges respectueux et fondés sur des informations vérifiées constitue un levier essentiel pour préserver un débat public apaisé dans l’espace numérique.








