
Traduction : CES ARTISTES DES REGIONS COTIERES SONT CEUX QUI VEHICULENT UNE CULTURE D’OBSCENITE ET DES COMPORTEMENTS INDECENTS A MADAGASCAR. Nous demandons à l’État de leur porter une attention particulière, car ils portent atteinte aux valeurs malgaches.
On ne sait pas s’ils sont en quête de notoriété ou s’ils veulent simplement imiter ce qui se fait aux États-Unis : des Malgaches qui n’ont rien dans la tête mais tout dans le cul kkkkkkk

Traduction : CE SONT SURTOUT LES FEMMES DES REGIONS COTIERES, ET LES HOMMES SONT TOUS LES MEMES, MEME SI CE N’EST PAS LE CAS DE TOUT LE MONDE. C’est l’esprit qui définit l’homme !
Notre cerveau en a assez de voir toute cette vulgarité qui se répand : prostitution, étalage indécent de la vie privée et dévalorisation de la dignité féminine. Le sexe ne doit pas commander l’esprit, c’est l’esprit qui doit contrôler le corps. Les « likes » sont éphémères, mais le déshonneur, lui, est éternel. Prônez la dignité, car l’indécence est à vomir ! #DignitéEtFrémissement #CerveauEtNonSexe #AssezDeLIndécence #StopVulgaritéMalgache
Type de discours : Le premier discours revêt un caractère haineux et méprisant à l’encontre des artistes issus des régions côtières, consolidant un stéréotype de vulgarité et d’indécence et suggérant leur encadrement. Il vise à dénigrer l’ensemble des artistes originaires de la côte en assimilant des comportements isolés à toute une communauté. Le second discours reflète une misogynie à connotation ethnique, véhiculant des dénigrements et des préjugés à l’encontre des femmes côtières. Un même fil conducteur unit ces discours : l’incitation à la haine envers la population côtière. On y décèle une volonté de généralisation abusive et réductrice.
Contexte : Ces publications ont été recensées les 27 et 28 janvier 2026 dans deux groupes de discussion publics à large audience sur Facebook. Elles font suite à la divulgation d’une vidéo intime, entre le 24 et le 25 janvier, impliquant deux artistes d’origine côtière, qui a engendré des réactions variées, allant de la moquerie aux propos insultants, stéréotypés et dénigrants, surtout à l’encontre de l’artiste féminine. En outre, plusieurs vidéos en direct diffusées sur Facebook, au cours desquelles d’autres artistes issus de zones côtières exposaient leurs différends personnels, ont également suscité de vives réactions et captivé l’attention des internautes. En réaction à l’ensemble de ces événements, les auteurs de ces publications contribuent à instaurer un climat de mépris et de discrimination à l’encontre des artistes et des femmes issues des régions côtières.
Impacts et dangers potentiels :
- Risque d’atteinte à la réputation et à la vie privée : La diffusion de vidéos intimes et la moquerie des comportements personnels exposent les artistes côtiers à l’humiliation publique et à des traumatismes psychologiques.
- Risque de stigmatisation ethnique et sexiste : En associant l’identité côtière et le genre féminin à des stéréotypes négatifs, ces discours renforcent la discrimination combinée ethnique et de genre et légitiment symboliquement des pratiques de marginalisation sociale et culturelle.
- Risque de normalisation de la haine et de la violence symbolique : La répétition de messages insultants sur les réseaux sociaux banalise le mépris envers les populations côtières, préparant un climat propice à des discriminations ou à des actes de harcèlement.
- Risque de diffusion virale et de polarisation sociale : Ces contenus circulent dans des groupes à large audience, peuvent être repris ou amplifiés par d’autres internautes, et contribuent à la polarisation et à la radicalisation des perceptions collectives sur les populations côtières.
Recommandations :
- Les propos incitant à la haine ethnique ou raciale constituent une infraction sanctionnée par le droit malgache, notamment par l’article 26 du Code de la Communication Médiatisée, et les auteurs ou relais de tels messages s’exposent à des sanctions ; les internautes sont encouragés à exercer une vigilance citoyenne en ne relayant pas ces contenus et en signalant toute publication à caractère discriminatoire afin de limiter leur diffusion tout en respectant la liberté d’expression.
- La stigmatisation d’un groupe ethnique et de son genre à travers des discours publics favorise la discrimination et fragilise la cohésion sociale ; il est essentiel que chaque internaute adopte un langage respectueux et inclusif dans ses publications, commentaires et échanges en ligne pour prévenir les préjugés et renforcer l’unité sociale.
- Les victimes de moqueries, de diffamation ou de cyberharcèlement doivent bénéficier de structures de soutien adaptées et être encouragées à porter plainte ou à signaler les abus afin de protéger leur dignité et de renforcer la responsabilisation des auteurs, ce qui contribue à limiter l’impact social et psychologique de ces messages.
- Les administrateurs de groupes, pages publiques et forums en ligne occupent une position stratégique pour prévenir ces dérives en encadrant rigoureusement les espaces numériques et en multipliant les initiatives de sensibilisation, tandis que les personnalités publiques et les médias peuvent compléter cet effort en valorisant des prises de parole fondées sur le respect de la dignité humaine, de l’unité nationale et de la liberté d’expression.








