
Traduction :
Image 1: « C’EST LUI, LE MEURTRIER… Il fait partie du corps de la POLICE. Il a tiré sur les employés de GASTRO Pizza qui étaient à genoux…
Il est demandé qu’il soit livré à la population d’Antananarivo, ou qu’il soit soumis à une justice populaire.
Criminel – assassin – meurtrier – tueur d’innocents. »
Image 2: « Exécution sommaire (employés de GASTRO qui se raccompagnaient pour RENTRER).
FAITES SORTIR CES POLICIERS CRIMINELS ET MEURTRIERS.
– QU’ILS SOIENT SOUMIS À LA JUSTICE POPULAIRE,
OU
– QU’ILS SOIENT EUX AUSSI FUSILLÉS.
C’EST CE QUI EST JUSTE ET ÉQUITABLE. »
Type de discours : Discours d’appel à la violence et, plus précisément, de vindicte populaire et d’exécution à l’encontre d’agents de police.
Impacts et dangers potentiels :
- Atteinte à la présomption d’innocence : la désignation d’une personne comme « criminel » ou « meurtrier » avant la conclusion des enquêtes et l’établissement officiel des responsabilités peut porter atteinte à ses droits et à sa réputation.
- Risque de passage à l’acte violent et de représailles : les appels à la justice populaire et à tirer sur le présumé auteur peuvent encourager certains individus à exercer eux-mêmes des violences en dehors de tout cadre légal.
- Affaiblissement de la confiance dans la justice et les forces de l’ordre : la diffusion de tels appels peut renforcer la défiance envers les procédures judiciaires et les institutions chargées d’établir les responsabilités, au profit d’une logique de vengeance populaire.
Recommandations :
- Il faut attendre les conclusions des enquêtes et les décisions des autorités judiciaires avant d’attribuer une responsabilité définitive à une personne, afin d’éviter la diffusion d’accusations non établies.
- Il faut éviter de relayer ou d’amplifier les appels à la vengeance, à la justice populaire ou aux violences physiques, et privilégier le recours aux voies légales pour établir les responsabilités.
- Il faut privilégier des informations vérifiables et issues de sources officielles afin de préserver la confiance dans les institutions judiciaires et les forces de l’ordre, et d’éviter que les tensions ne dégénèrent en affrontements ou en représailles.
Contexte : Publications recensées le 6 octobre 2026 dans plusieurs groupes de discussion à forte audience sur Facebook. Ces discours d’incitation à la violence font suite à une confrontation survenue dans la nuit du 1er octobre 2026 à Namontana, entre des policiers et sept employés de l’enseigne de restauration « La GASTRONOMIE Pizza ». L’un des employés a perdu la vie et d’autres ont été blessés lors de cet incident. L’affaire s’est rapidement propagée sur les réseaux sociaux, suscitant une vive indignation parmi les internautes face aux faits rapportés.







